Pascal Sauge : l'élu qui renforce la sécurité à Annemasse
S'il est un visage qui incarne la mémoire vive et l'évolution de notre ville, c'est bien celui de Pascal Sauge. Né en Haute-Savoie et installé à Annemasse depuis 1982, il a consacré sa carrière à structurer l'administration municipale avant de devenir l'un des piliers du mandat qui s'achève en tant qu'Adjoint au maire.
L'histoire de Pascal avec la mairie d'Annemasse débute en 1983. À son arrivée, le périscolaire d'Annemasse n'est qu'un projet naissant, un « embryon » de service qu'il va patiemment structurer et faire grandir pour en faire le service indispensable qu'il est aujourd'hui.
Pendant 36 ans, ce cadre aux multiples facettes a mis son expertise au service de nombreux pôles, comme aux ressources humaines pour développer le service formation, avant de conclure son parcours professionnel en 2019 comme responsable du service Prévention des risques qu'il a créé. C'est à ce moment charnière, alors qu'il s'apprête à tourner la page, que Christian Dupessey le sollicite pour rejoindre son équipe d'élus. Un choix naturel : la connaissance intime qu'a Pascal des rouages de la « maison » et sa proximité avec le personnel sont des atouts pour accompagner les mutations de la collectivité. Son expérience acquise tant au niveau professionnel que lors de ce mandat – avec des délégations essentielles au bien-être des habitants – lui permet d'avoir une vision très complète de la gestion d'une ville de cette taille.
Pour Pascal, une collectivité performante repose sur l'humain. Face à la concurrence frontalière, il croit qu'un bon management et des bonnes conditions de travail sont la clef. « Pour garder nos talents, il faut soigner notre personnel », explique-t-il, convaincu que des agents valorisés sont le premier gage d'un service public accueillant et efficace.
Sécurité à Annemasse : une montée en puissance assumée
Aujourd'hui adjoint en charge de la tranquillité publique, Pascal Sauge récuse tout angélisme. Sous son impulsion, la ville a changé de braquet. Pourtant, le défi était de taille : en 2021, la création de la police municipale de Paris et ses 2 000 recrutements massifs ont créé un véritable appel d'air, compliquant le recrutement d'agents pour de nombreuses villes françaises.
Pour contrer cela, Pascal a misé sur l'attractivité : « Aujourd'hui, nos policiers municipaux bénéficient d'un équipement de pointe — souvent supérieur à la police nationale — et de conditions d'emploi motivantes. » Résultat ? Le bouche-à-oreille fonctionne et les agents viennent désormais de Nice, Marseille ou du Nord pour rejoindre Annemasse. Cette stratégie porte ses fruits :
- Effectifs : Le pôle sécurité (Police Municipale et ASVP) est passé de 35 à 56 agents, soit une hausse de 50 %.
- Vidéoprotection : Le Centre de Supervision Urbain comptera très prochainement 9 opérateurs pour couvrir la ville jusqu'à tard le soir.
- Résultat : En 2025, 20 000 verbalisations pour incivilités ont été dressées et 1 300 véhicules ventouses ou gênants ont été mis en fourrière.
Ses trois priorités pour une ville apaisée
Fort d'un bilan solide, pour la suite du mandat, Pascal Sauge identifie trois priorités sur lesquelles il souhaiterait agir :
- Prendre les problèmes à la racine par la prévention : Si la sanction est nécessaire, elle ne suffit pas. Pascal veut mettre l'accent sur la sensibilisation dès le plus jeune âge. En collaborant étroitement avec les écoles, les collèges et les lycées, il entend mettre en œuvre des dispositifs permettant "d'aller vers" les jeunes — notamment via la prévention routière et la médiation — pour impliquer la jeunesse dans le respect des règles communes et lutter contre la violence sous toutes ses formes.
- Gagner la bataille de la propreté : Le combat contre les dépôts sauvages est devenu un défi quotidien. Grâce aux caméras "pièges" qui relèvent les plaques d'immatriculation et au travail minutieux des agents ASVP qui n'hésitent plus à ouvrir les sacs pour identifier les auteurs, la partie est en passe d'être gagnée. Mais Pascal refuse de relâcher l'effort : l'intensité de la verbalisation va encore augmenter pour décourager définitivement les récidivistes.
- Retrouver le sens du civisme et l'amour de notre ville : Annemasse est en chantier, et cette période de transition semble parfois mettre le civisme de certains "en sommeil". Pascal veut travailler main dans la main avec la population pour réapprendre à respecter et à partager l'espace public. Son ambition ? Que chaque habitant retrouve le plaisir d'aimer sa ville et d'en prendre soin.